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31.01.2015 > 07.02.2015 L’équipe se rend à Malin une semaine

Cela fait déjà plusieurs mois maintenant que nous attendons tous ce moment avec, vous vous en douterez, grande impatience. Et oui, en effet, samedi soir nous décollons pour la Roumanie le temps d’une semaine. Pour y faire du tourisme?  Sans doute un peu! Mais vous doutez encore que cela soit l’objet principal de notre voyage. Et vous avez raison, même s’il est clair que nous allons prendre du bon temps je l’espère. Car j’en ai besoin, moi qui n’ai pas pris plus de deux jours d’affiliée de repos depuis… ma première visite à l’Ermitaj au mois de septembre. Soit presque cinq mois, j’ai clairement fait la cigale avec mes jours de congé lors du premier semestre de l’année 2014!

Par la force des choses (mais pas seulement), nous passerons quelques temps dans les villes, sans avoir toutefois le temps d’en découvrir les moindres recoins. Celle de Cluj-Napoca d’abord, puisque notre avion nous y mène et puisqu’aussi, la ville de 400 000 habitants, dont on entend dire que le quart est étudiant, est un pôle universitaire. Elle possède un jardin botanique et toutes sortes de ressources utiles propres aux (grandes) villes (telles des magasins de seconde main, herboristeries, hôpitaux universitaires, grandes bibliothèques, agences de tourisme…) qu’il sera peut-être déjà bon de repérer. Ensuite nous devrons probablement nous rendre à Bistrița (prononcez Bistritsa), chef-lieu du département dans lequel se trouve Malin et de facto, l’endroit où nous aurons la joie de nous frotter à l’administration roumaine (j’ai hâte!). Puis, nous passerons un peu plus de temps à Beclean. C’est en effet la ville la plus proche de Malin, à une dizaine de kilomètres, et c’est aussi là que notre comité d’accueil (les proches de Philippe) nous recevra! Enfin, ce sera l’occasion de découvrir le village, se rendre dans les épiceries, rencontrer les villageois,.. commencer à entrevoir les « partenariats » possibles avec des producteurs locaux (apiculteur, producteur de țuică (eau-de-vie locale, prononcez tsouyka) ou les personnes intéressées par notre démarche.

Cluj-Napoca, en septembre 2014

Un des beaux bâtiments de Cluj-Napoca (photo prise en septembre 2014).

A l’ermitage même, notre principale mission, après la découverte et l’inspection attentive des lieux, est la création d’inventaires :  literie, matos cuisine, livres, semences, outils… tout y passera. Il serait en effet dommage de préparer le grand départ  sans avoir une idée des manques à combler pour vous recevoir dignement, tout comme il serait dommage de transporter sur 2000 kilomètres des choses inutiles. Et puis, dans nos valises, on emportera aussi le matériel ou des vivres qu’on trouvera difficilement sur place.

Je me permets de digresser car cela me fait penser que nous pourrons, de retour de cette semaine, élargir notre appel à soutien aux dons en nature. On recherchera sans doute en effet des outils (ménagers ou pas) ne datant pas de la dernière pluie, c’est-à-dire qui fonctionnent sans électricité (du style chignole, passe-vite…). Un nouvel appel à tous sera donc lancé dès notre retour, et particulièrement à ceux qui veulent nous soutenir autrement que financièrement, par conviction ou parce qu’ils n’en ont pas les moyens.

Revenons-en à nos moutons, nous mettrons aussi la main sur les plans du lieu (différents calques ont déjà été réalisés: courbe de niveaux, eau, etc.) et nous attèlerons à les reproduire ou les photographier. Ça nous permettra de commencer à rêver concrètement (oui, je sais, les deux termes semblent antagonistes mais je me comprends – c’est déjà ça me direz-vous!-) et aussi de planifier (espace et temps) les parcelles que nous allons cultiver.

DSCN1896

La fine équipe au grand complet à Mons la semaine passée. N.B.: Ne vous fiez pas aux apparences, Ben est une très gentille personne ;)

Et voilà, je pense qu’on a fait un bon petit tour de notre horizon à court terme. J’en viens donc maintenant au moyen terme pour vous annoncer, pas encore tout-à-fait officiellement, qu’on accueillera deux postes pionniers (mouvements de jeunesse composé de jeunes hommes et femmes âgés de 16 à 18 ans) qui ont l’air hyper motivés pour nous filer un bon coup de main et laisser leur emprunte en Roumanie. Et aussi qu’on a établit un contact très prometteur avec deux pros pour une formation en auto-construction de yourte cet été!

Voilà, on publiera peut-être dans le courant de la semaine quelques photos et quelques news si on a le temps, si pas ce sera pour plus tard. D’ici-là, portez-vous bien!

Samedi 07.02.2015 – 19h00 L’Ermitaj Malin passe sur ProTv

Planul unor belgieni care s-au mutat intr-un sat izolat, din Bistrita. « Ne facem propriile legume si bem apa din rau »

Sunt sapte si au un plan magnific. Este vorba despre niste belgieni care au renascut aici.

Exasperati de viata zgomotoasa si stresanta de la oras, au lasat totul balta in tara de bastina si s-au mutat intr-un sat izolat din Bistrita, unde au grija ca niste ardeleni adevarati de o gospodarie mandra.

Le place atat de tare ce fac incat vor sa impartaseasca din simplitatea vietii lor si altor straini pe care au de gand sa-i invite in vacante. Satul Malin, judetul Bistrita. Departe de civilizatie, intr-un loc fara electricitate si drumuri asfaltate sapte belgieni si-au gasit coltul de rai.

« Multi spun « Cum poti sa traiesti asa? N-ai curent si n-ai un drum de acces usor? ». Nu vreau sa fie asfalt pentru ca imi place cand cineva trebuie sa se opreasca si sa faca 20 de minute pe jos« , a spus Phillipe Coupe, proprietarul fermei.

Coline este antropolog, Pierre lucra intr-o librarie, iar Remy este psiholog. Impreuna cu Norisse au renuntat la viata moderna din Belgia si de o saptamana s-au mutat oficial in Romania…la tara. Spun ca munca in grajd le place mai mult decat cea de la birou.

Phillippe are 57 de ani si locuieste in Romania din 1991. Ne-a descoperit tara din cartile lui Cioran. Gospodaria ii apartine si este cel care i-a convins pe tineri sa i se alature, dupa ce a postat un anunt intr-o revista.

« Multi mi-au spus, daca voi sapte belgieni pierduti in Romania va descurcati, dupa 1 an si noi vrem sa cumparam o bucata de pamant. Va fi un mic satuc belgian. Nu am TV, nu am radio si nici nu vreau, sunt interzise aici« , a spus Coupe.

« Primul lucru pe care l-am observat dupa ce am vizitat locul este linistea si asta face bine, fara zgomot, fara masini, fara muzica« , spune Coline Vanlaeys.

Cine are nevoie de televizor cand ai o curte plina de magarusi. Belgienii se gospodaresc singuri. Au invatat sa se incalzeasca cu lemne din padure, sa ingrijeasca stupii de albine. In bucatarie isi coc paine la cuptor.

« Le aratam oamenilor ca e posibil sa locuim intr-un loc ca acesta, sa ne facem propriile legume, sa bem apa din rau« , mai spune Coline.

Dupa Revolutie, pentru multi romani « a reusi in viata » echivaleaza cu un job intr-un turn de sticla si un apartament intr-un bloc cu pereti din rigips. Asa ca la prima vedere, filozofia belgienilor pare greu de inteles. Pierre ne explica.

« Sa le aratam oamenilor ca e usor sa traim simplu, sa nu ne simtim obligati sau sa facem lucruri care nu ne plac. Pentru noi e foarte confortabil aici. Omniprezenta naturii e impresionanta aici« , a spus Pierre.

In timp ce in Romania la sate au ramas doar batranii, in Belgia si alte tari din vest viata la tara este un lux.

« Vom planta tot felul de legume, pentru productia proprie. Ca sa cumpar in Belgia un hectar e 20 de mii de euro« , a spus Remy.

Philippe spune ca multi conationali i-au cerut detalii si este convins ca daca el va reusi ii vor urma si altii exemplul.