Quand un jeune va mal, qu’est-ce qu’on fait ? Sur le moment, la question n’est pas toujours simple. Une crise d’angoisse pendant une activité, un jeune qui parle de se faire du mal, quelqu’un qui s’effondre, ou simplement une personne perdue et débordée qui ne sait plus par où commencer. Savoir gérer la détresse psychologique d’un jeune ne s’improvise pas. Et une partie d’entre nous qui travaillons avec la jeunesse n’avons jamais vraiment appris comment réagir dans ces moments-là ou, en tout cas, un rafraichissement ne ferait pas de tort.
De quoi s’agit-il
Calm in Chaos est une formation internationale Erasmus+ organisée par l’association slovène DIVJA. Elle se tient du 12 au 21 octobre 2026 à Apače, en Slovénie, dans un village écologique au milieu de la nature. Le titre dit bien l’intention : apprendre à rester calme, ancré et solide quand tout part dans tous les sens autour de soi, et savoir comment soutenir un jeune en détresse sans s’épuiser ni se sentir démuni. Vous trouverez d’ailleurs toutes les informations pratiques dans l’info-pack à télécharger.
La formation part d’un constat que beaucoup connaissent. En effet, les travailleurs de la jeunesse sont souvent les premières personnes vers qui un jeune se tourne dans un moment difficile. C’est une position de confiance. Et c’est aussi une responsabilité pour laquelle on n’est pas toujours préparé. C’est pourquoi Calm in Chaos donne des outils concrets pour répondre à la détresse, soutenir le bien-être et créer des espaces sûrs, tout en prenant soin de sa propre résilience.
À qui s’adresse cette formation
La formation s’adresse aux travailleurs jeunesse au sens large : animateurs, formateurs, facilitateurs, mentors, éducateurs et bénévoles qui accompagnent des jeunes au quotidien. Il faut avoir 18 ans ou plus, sans limite d’âge supérieure. Il faut aussi pouvoir suivre en anglais, qui est la langue de travail de la formation.
C’est pour vous si vous cherchez des outils pratiques pour mieux soutenir les jeunes dans les situations difficiles, si les questions de santé mentale, de bien-être et d’espaces sûrs vous parlent, ou si vous êtes curieux des méthodes d’éducation non formelle comme les simulations, les jeux de rôle, la pleine conscience et les pratiques réflexives. C’est pour vous aussi si vous avez envie d’explorer votre propre résilience et votre capacité à réguler vos émotions. Enfin, c’est pour vous si vous voulez ramener des choses concrètes à votre travail et à votre communauté locale. Une seule exigence de fond : être prêt à participer pleinement et à s’engager sur toute la durée.
Cette formation s’adresse en priorité aux personnes ayant moins d’opportunités. Erasmus+ entend par là celles et ceux qui rencontrent des obstacles d’ordre économique, social, géographique, ou liés à la santé, au handicap, au parcours de vie ou à d’autres situations qui rendent l’accès à ce type d’expérience plus difficile. Donc, si vous vous reconnaissez dans cette description, votre candidature est particulièrement bienvenue.
Gérer la détresse psychologique : ce qu’on apprend pendant la formation
Le programme couvre les principes de base du soutien psychosocial et les premiers secours psychologiques. On y travaille la manière de réagir quand un jeune est en détresse, la lecture du langage corporel et des micro signaux dans les situations de crise, la communication dans les conversations difficiles, et les outils concrets pour créer une sécurité psychologique. Une partie est consacrée à la pleine conscience et aux techniques d’autorégulation, ainsi qu’à la prévention du burnout et au renforcement de sa propre résilience. En effet, on ne peut pas soutenir les autres durablement si on ne tient pas soi-même debout. Enfin, le programme s’intéresse à la façon de transmettre tout ça ensuite dans sa propre communauté.
Tout cela passe par la pratique plutôt que par la théorie. Par exemple, des simulations de crise inspirées de situations réelles du travail jeunesse, des jeux de rôle, des laboratoires de communication, de la communication non violente, des pratiques de bien-être en lien avec la nature, et des cercles de partage le soir autour du feu. Et le tout au sein d’une communauté internationale de travailleurs de la jeunesse venus de plusieurs pays européens.
Le cadre
La formation se déroule au village d’Apače. L’hébergement se fait dans un bâtiment construit en matériaux naturels, en chambres de deux ou trois personnes. Et pour qui le souhaite, il est aussi possible de dormir sous tente. Les repas sont végétariens et végétaliens, l’eau vient de la source, et il y a un lac et un sauna pour se détendre. En octobre, les températures en Slovénie tournent en général entre 5 et 20 degrés. Prévoyez donc de quoi avoir chaud.
Le côté pratique
C’est un projet Erasmus+, ce qui veut dire que l’Union européenne prend en charge l’essentiel. Elle couvre l’hébergement, les repas et les boissons à Apače, ainsi que le matériel des activités. Elle rembourse aussi les frais de voyage jusqu’à un plafond fixé par pays. Pour la Belgique, ce plafond est de 417 euros en voyage vert (covoiturage ou transport en commun). Il est de 309 euros si vous prenez l’avion, qui est autorisé pour les participants belges.
L’arrivée se fait le 11 octobre 2026. Le programme démarre ensuite le matin du 12, et le départ est prévu autour de midi le 21 octobre. Pour ceux qui viendraient en transport en commun, le point de rendez-vous est la gare de Maribor. Par ailleurs, une attention est portée aux modes de transport plus écologiques quand c’est possible.
Comment candidater
Notre association recherche les participants belges. Mais des places sont également ouvertes pour d’autres pays : Slovénie, Italie, Pologne et Roumanie. Ce sont d’ailleurs nos amis de Dupa Gard qui se chargent de trouver les participants roumains. Quatre places par pays, donc, pour 24 participants au total. Pensez à postuler avant le 31 juillet. La sélection finale, elle, sera communiquée d’ici fin août 2026 au plus tard.
Consultez l’info-pack complet. Le lien vers le formulaire de candidature s’y trouve.
Une question avant de vous lancer ? Contacter Iva Hari par email ou via Whatsapp (voir l’infopack).
